Cagnano

Informations pratiques

Mairie :
Ortale – 20228 Cagnano

Horaires :
Mardi de 10 h à 12 h et jeudi de 14 h à 16 h

Contact : 
Tel : 04 95 35 01 67
Fax : 04 95 35 36 87
E-mail : mairie.de.cagnano@orange.fr

Cagnano

Informations pratiques

Mairie :
Ortale – 20228 Cagnano

Horaires :
Mardi de 10 h à 12 h et jeudi de 14 h à 16 h

Contact : 
Tel : 04 95 35 01 67
Fax : 04 95 35 36 87
E-mail : mairie.de.cagnano@orange.fr

Présentation

Cagnano, 172 habitants permanents (2020) étend son territoire sur 1472 hectares (14,7 km²) Celui-ci s’ouvre, au sud, par la Tour de Losse (XVIe siècle) et se termine, au nord, après une longue plage de sable. Les neuf hameaux (en comptant la marine de Porticciolo) s’étagent de la mer jusqu’en haut de la vallée (350 m d’altitude).

La découverte d’une nécropole de l’âge du fer, avec son mobilier important, atteste de l’occupation du site vers 500 av. J.-C. Cependant, c’est la féodalité qui va laisser à Cagnano l’une des traces les plus marquantes de son histoire. Au XIIe siècle, la puissante famille des seigneurs d’Oveglia va dominer cette partie septentrionale du Cap Corse et profiter de sa position stratégique en élevant un castello dont il reste quelques vestiges. Par la suite, c’est l’amiral génois Ansaldo da Mare qui récupère ce territoire pour l’insérer dans la puissante seigneurie de San Colombano qu’il fonde en 1246. Non loin du castello d’Oveglia fut fondé un couvent de Capucins qui se distingua par le nombre et le talent de ses maîtres ébénistes. Au début du XVIIe siècle, plusieurs familles cagnanaises s’implantent en Amérique du Sud et développent de vastes réseaux commerciaux. L’un de leurs membres, Antonio Diaz Corzo, deviendra le plus grand bienfaiteur de Cagnano par la fondation d’une œuvre caritative. Au XIXe siècle la commune connaît un développement agricole exceptionnel. On dénombre, en 1850, 150 hectares de vigne, et à la même date, un inspecteur général de l’agriculture en visite dans la vallée, ne tarit pas d’éloges : « Voyageurs, écrit-il, contemplez ces terrasses élevées au prix de tant de sueurs et complantées de vignobles sur le versant oriental. (…) Les oliviers règnent en maître au bas de la vallée; dans les bons coins de la plaine, le blé, l’orge alternent avec le maïs et les pommes de terre… ». Aujourd’hui la commune a l’apparence d’un grand espace boisé qui a su se protéger du mitage pavillonnaire. Il reste encore, au hameau de Terre Rosse, un moulin à châtaignes et à huile qui fonctionne encore chaque année.

Mais Cagnano, par son ouverture sur la mer Tyrrhénienne, a joué la carte maritime. Le chantier naval de Porticciolo a fonctionné de la fin du XVIIIe siècle jusqu’en 1875. La pêche a connu sa période florissante jusque dans les années 70. Le développement touristique a pris le relais avec, notamment, en 2018, l’ouverture, sur le site du Caribou, du seul hôtel-restaurant 5 étoiles du Cap Corse.

« Connaître l’histoire pour mieux bâtir l’avenir » est la formule souvent employée des édiles de la commune. Celle-ci fait cependant face au problème majeur du déclin démographique non encore jugulé et qu’elle doit surmonter. Conduire un développement économique durable et diversifié ne pourra se faire qu’avec un socle démographique significatif (la densité de la population est actuellement de 14 habitants au km²). La commune a cette ambition pour mener à bien la mise en valeur de son patrimoine et la préservation de son espace naturel.

Découvrir

Porticciolo, marine pour peintres du dimanche, mille fois photographiée depuis la route départementale 80 qui la surplombe, est le lieu d’évidence pour découvrir Cagnano.

Un lieu à raz de mer, petit port aux maisons imbriquées les unes aux autres, aux toits en accent circonflexe, lauzes grises, murs clairs, rues en pente, chapelle Saint Antoine au clocher latéral, et la « casa Maestracci » au porche immense : c’est toute l’histoire du Cap qui livre, ici, les bribes des siècles passés.

Dans ce port, ancien chantier naval sous Pascal Paoli et durant le XIXe siècle, on a construit 180 bâtiments dont une série de bricks-goélettes (grands voiliers à deux mâts). Porticciolo, marine modèle pour comprendre le Cap.