La faune

Sur les sites capcorsins restés sauvages et classés pour leurs intérêts biologiques et paysagers, des espèces animales uniques évoluent entre terre, mer et ciel.

Sur les sites capcorsins restés sauvages et classés pour leurs intérêts biologiques et paysagers, des espèces animales uniques évoluent entre terre, mer et ciel. Menacé de disparition il y a seulement quinze ans, le Goëland d’Andouin s’est ainsi réfugié sur les ilôts Finocchiarolaoù il a constitué la principale colonie de Corse, seule région française où il se reproduit. Symbole vivant du Cap Corse, il compte parmi les quelque 230 espèces d’oiseaux observés par les scientifiques depuis la station ornithologique de Barcaghju. 

Parmi les trésors d’avifaune que recèle le Cap Corse : le Cormoran Huppé (U Marangone), grand plongeur et amateur de poissons, le balbuzard pêcheur dont une communauté a investi l’Aculaghja, entre Giottani et Minerviu, le très fréquent Goéland leucophée (Acula marina), ou encore l’Aigle Royal, que l’on voit souvent planer en couples sur les hauteurs du Monte Canettu, entre Sisco, Pietracorbara et Ogliastru. 

Ces êtres ailés, placés, comme la flore, sous la surveillance du parc naturel marin du Cap Corse et de l’Agriate, vivent au coeur d’une zone dite « d’intérêt communautaire pour les oiseaux » (ZICO). Ils sont parmi les plus protégés mais ne sont pas les seuls, le Cap Corse offrant à de nombreux volatiles des abris et nids en tous genres : vieilles bâtisses et ruines pour la chouette effraie (A malacella); cime des arbres les plus hauts pour le Milan Royal (U Filanciu); buissons touffus pour la fauvette à tête noire (A Capinera); berges empierrées des ruisseaux et des rivières, pour la bergeronnette; galeries d’anciennes mines (Luri, Meria, Ersa, Canari) pour la… chauve souris qui trouve dans la grotte de Cudrone, à Sisco, l’un de ses gîtes d’hibernation les plus importants de Corse! 

Le Cap Corse a en effet la particularité d’abriter pas moins de 15 espèces de chauve-souris sur les 22 présentes en Corse. Plus à la lumière, les zones humides et le maquis capcorsins classés en Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) abritent, eux, batraciens et reptiles endémiques dont le discoglosse sarde, un crapaud qui se régale des petites flaques, ou le lézard tilguerta, adepte des crêtes rocheuses. Entre terre et eau, on trouve aussi plus communément,  l’euprocte de Corse (A Tarentella) qui se cache en été sous les éboulis et les rochers en bordure de torrent.