Les acteurs du développement

Nombreux sont les organismes qui œuvrent en faveur du développement du Cap Corse. Niveau intercommunal, niveau régional, niveau national avec les services de l’État, sans oublier le niveau européen avec des financements dédiés à l’action en région. Toutes ces différentes strates interviennent, de près ou de loin, dans le processus de revitalisation de la micro-région. Sur l’efficacité d’un tel dispositif, les avis sont, bien entendu, partagés. Pour les uns, ce mille-feuilles de structures et d’organismes est illisible et inefficace car on en serait resté à une logique de guichet et non à une logique de projets.

Pour les autres, au contraire, la présence démultipliée d’organismes d’intervention prouve l’importance que les pouvoirs publics – à tous les niveaux – accordent au développement des régions suburbaines et rurales comme le Cap. Dans le Cap, les activités de pêche, d’agriculture, et de plaisance ne peuvent pas être dissociées de l’activité touristique. Elles sont soutenues par des manifestations comme a Fiera di u Vinu ou a Fiera di u Mare. En outre, la saison touristique s’est rallongée, et va du printemps à la fin de l’automne. Elle génère des emplois saisonniers plus longs mais aussi des emplois pérennes dans le domaine de la plaisance : mécaniciens de marine, emplois dédiés au gardiennage ou à l’entretien de bateaux. L’hôtellerie capcorsine, à vocation familiale, bénéficie aussi de ce rallongement. Les énergies renouvelables, comme l’éolien et le solaire, sont des pistes de développement intéressant. Le Cap a peut-être aussi une carte à jouer comme lieu de tournage pour le cinéma…